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La réforme française de la facturation électronique : délais et architecture

La France repousse l'échéance de son système obligatoire de facturation électronique interentreprises, tout en précisant les contours de sa double architecture public-privé.

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La France repousse l'échéance de son système obligatoire de facturation électronique interentreprises, tout en précisant les contours de sa double architecture public-privé.

Un calendrier révisé pour une mise en œuvre progressive

Initialement prévue pour juillet 2024, la réforme française de la facturation électronique a été repoussée suite à une annonce officielle de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) en juillet 2023. Ce report, motivé par la nécessité d'accorder un délai supplémentaire aux entreprises et aux plateformes pour se préparer, a conduit à l'adoption d'un nouveau calendrier. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire sont désormais tenues de se conformer à l'obligation de facturation électronique à partir de septembre 2026, tandis que les petites et micro-entreprises disposent jusqu'en septembre 2027. Cette approche progressive vise à faciliter la transition vers un système entièrement dématérialisé, tout en assurant une conformité optimale avec les exigences légales.

Une architecture hybride unique en Europe

Le modèle français se distingue par son architecture duale, combinant un portail public centralisé (Portail Public de Facturation ou PPF) et des plateformes privées accréditées (Plateformes de Dématérialisation Partenaires ou PDPs). Cette structure hybride contraste avec les systèmes purement centralisés observés dans d'autres pays, comme l'Italie et son Sistema di Interscambio (SdI). En outre, la réforme inclut des obligations de déclaration électronique pour les transactions B2C et les opérations transfrontalières B2B non soumises à l'obligation de facturation électronique. Cette approche s'inscrit dans le cadre plus large de l'initiative européenne VAT in the Digital Age (ViDA), qui envisage d'harmoniser les processus de déclaration et de facturation électronique dans toute l'Union européenne d'ici 2030.

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